L'ASMCA l'emporte à Biarritz avec maîtrise et allant
Montferrand l'a emporté à Biarritz dans un match aux allures de phases finales. De quoi retrouver de la sérénité pour l'avenir.
Par Michou - Publié le 10/05/2008
Ils l'ont fait! Dans un contexte très particulier, et plutôt défavorable, l'ASMCA s'est imposée à Biarritz sous une pluie omniprésente, dans un match qui prit souvent des tournures de match éliminatoire.
Dès l'entame, les jaune et bleu transpiraient de volonté d'occuper le terrain et de conserver le ballon au près. Les fameuses "bases" évoquées par Cotter après la défaite devant Castres étaient respectées et pour une fois, la chance allait appuyer l'ASMCA. Ainsi, sur un coup de pied rasant dans le dos de la défense, le ballon heurtait la base du poteau, trompant la vigilance de Brusque, et terminait dans les bras de Joubert qui, après l'avoir ramassé avec sérieux et application, plongeait dans le mouvement dans l'embut. Après cinq minutes de jeu seulement, les jaune et bleu ouvraient le score.
Mais Biarritz restait dans le match. Yachvili passait une première pénalité. Toujours aussi peu inspirés en attaque, les hommes de Lagisquet et consort compensaient par un énorme combat, que les avants montferrandais n'esquivèrent jamais, ce qui coûta cher aux jaune et bleu en terme de blessures. Vermeulen, premier touché, laissait sa place à Etien, qui manquait cruellement de réussite sur un coup de pied à suivre biarrot qui échouait devant la ligne d'embut auvergnate. Le troisième ligne aile de l'ASMCA cafouillait la réception compliquée de ce ballon, Ngwenya en profitait et ramenait Biarritz à 10-8 (38ème).
Après la pause, les deux équipes revenaient plus déterminées que jamais. Le BO, dominateur, ne
parvenait pas cependant à concrétiser, Yachvili n'étant vraiment pas dans un grand jour (deux coups
de pied de pénalité manqués en très bonne position). Énervés, les basques envenimaient le débat.
Une fois encore, l'implication était au rendez-vous côté montferrandais. Mignoni, devant Yachvili
qui l'avait titillé tout le match, Samson, peut-être provoqué du fait de sa jeunesse, répondaient
présent à la pointe du combat tout comme Privat et Ledesma avec toute leur expérience. Domingo,
blessé et méritant, cédait sa place à Smit, auteur d'une belle entrée.
James, victime d'une faute grossière de Masi sur un petit coup de pied à suivre, puis sur un
hors jeu biarrot, meublait le score sans faillir. A l'heure de jeu, l'ASMCA menait 16 à 8, tandis
que Yachvili, dépité, cédait sa place à Dupuy. Celui-ci ramenait les siens à 16-11 et quelques
frissons parcouraient alors l'échine des supporters montferrandais, d'autant que Mignoni, blessé à
une cuisse, cédait sa place et suscitait l'inquiétude quant à la suite de sa saison.
Cependant, les plus beaux mouvements restaient auvergnats. Les relances parfois risquées de Baby, qui reçut le concours de Nalaga encore excellent hier soir, ou de Floch, qui fit une superbe entrée, mettaient le feu dans la défense biarrote qui devenait plus perméable à mesure que le match avançait, alors que celle des auvergnats faisait preuve au contraire d'une belle rigueur, et que James gérait à merveille le jeu au pied.
N'ayant toujours à proposer que la puissance de Vahafolau ou Moala en attaque, les rouge et
blanc ne parvenaient plus à faire évoluer le score, voyant les demi-finales s'éloigner encore un
peu plus. L'ASMCA, quant à elle, se rassure et va tenter de confirmer en recevant deux fois de
suite, afin de maintenir Toulouse à distance dans la course à la première place et aborder les
phases finales en position de leader. Dans tous les cas, les jaune et bleu auront prouvé à Biarritz
qu'ils étaient capables de se relever après un échec, et ce dans n'importe quelle situation. Du
positif, pour la suite...


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